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Reportage de France 5 sur "Didier, Anatole et Léa, des ados..." dans le cadre de la série documentaire "A vous de voir"

Didier, Anatole et Léa, des ados...

 
 
Didier, Anatole et Léa, des ados... pas tout à fait comme les autres
L’adolescence est ce moment si particulier où l’enfant change, grandit et prend soudain conscience de tous les possibles de la vie. C’est aussi une étape où se jouent le choix d’un métier, la fabrication d’une identité, la construction d’une existence.
- A vous de voir -

L’émission
Le film de Pierre Lane s’est mis à l’écoute de trois adolescents déficients visuels : Didier, 13 ans, aveugle depuis l’âge de 2 ans ; Anatole, 18 ans, malvoyant atteint d’une maladie dégénérative de la rétine ; et Léa, 18 ans aveugle de naissance.

"Etre ado, c’est la belle vie. O on rigole, on a envie de se débrouiller tout seul", affirme fièrement Didier. Ce jeune garçon sans complexe et plein de joie de vivre, a fait le choix délibéré de suivre sa scolarité en milieu ordinaire. Pour lui, tout est possible, et être aveugle ne change rien à l’affaire. "Car ce qui compte, c’est d’avoir un rêve", dit-il.

Pour Anatole, l’adolescence est un passage. Celui qui va le mener à sa vie d’adulte. Ses parents l’ont envoyé, à 13 ans, à l’Institut national des jeunes aveugles de Paris. A la fin de cette année scolaire il passera son baccalauréat. Pour l’instant, il profite pleinement du moment présent en se donnant à fond dans le sport et le théâtre, ses passions de toujours. Il préfère ne pas se projeter plus en avant. Car pour lui, il y a une inconnue : dans quelques mois, dans quelques années ou plus tard, sa malvoyance évoluera inexorablement vers la cécité.

Léa vient, elle, d’obtenir son baccalauréat. C’est le moment de prendre son envol dans la vie. Elle ne manque pas de ressources. Elle se destine à être musicienne. Son père - musicien professionnel - est, depuis l’enfance, un modèle qui l’a aidé à se construire, trouver son identité. Maintenant, elle veut sortir de son isolement, rencontrer des voyants, communiquer, intégrer la société, séduire. Il lui faut pour cela gagner au maximum en liberté de mouvements, faire le plus de choses possibles seule. "A quoi sert-il que je gagne ma vie si je ne peux pas accéder au distributeur à billets et faire des achats toute seule ?", interroge-t-elle.

En raison de leur déficience visuelle, ces trois jeunes gens auraient pu renoncer à leur joie de vivre, à satisfaire leur fort besoin d’autonomie et leur impérieuse envie d’indépendance. Mais au contraire, comme tout adolescent, ils ont des rêves, qu’ils espèrent bien accorder à leur réalité.
 

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